L’insécurité culturelle : Was ist das ?

May 24, 12 L’insécurité culturelle : Was ist das ?

il ne se passe pas un jour dans twitter sans qu’on me parle d’insécurité culturelle. Meme quand je parle de démographie.

Ce serait un truc de mes “amis” de la gauche populaire. Déjà je me découvre des amis, il parait qu’ils adorent discuter avec les bobos de Terra Nova, ça me rappelle que je fois faire un billet sur Terra Nova aussi.

Alors insécurité culturelle ?

Voyons j’ai une formation scientifique, 2 mots : Regardons les .

Insécurité ? mon petit Robert me dit : Conditions exposant à un danger, à des risques. L’insécurité routière. Insécurité informatique, liée à la cybercriminalité. Insécurité alimentaire, créée par la faim, la crainte de la famine.

Ah ça me dit des trucs, je lutte aussi contre des salopards de délinquants informatique. Il m’arrive de bouffer des trucs avec du gluten qui me rendent malade, donc je connais tout ça.

Il y aurait donc un danger culturel ?

Une sorte de gluten culturel qu’on met partout et qui génère des troubles, voire même peut vous tuer ? Le gluten en glutamate c’est un truc qui sert à faire croire qu’il y a du gout. Donc du fake, du faux, de l’illusion.

Donc une illusion de culture, qui en fait fait mal, et est dangereuse ?

Bah oui , mes chers lecteurs cultivés ( je n’ai pas écrit bobo remarquez le): La TNT vous connaissez ?  Ces nouvelles chaines qui balancent de la merde et qui occupent donc l’espace culturel des gens ?  Oui y’a pas que TF1 et ses trucs merdeux : il y a pire a coté. Morandini n’est pas seul. Voilà ce que je veux vous montrer en exemple :

 


MICKAEL VENDETTA : Best Of 1 Les Anges de la… par NRJ12

Voilà donc, des milliers de gens, des millions n’ont que ça comme CULTURE ! par ce qu’ils n’ont pas les moyens d’aller au cinéma, qui est à 50 km de chez eux et ne veulent pas forcément voir des trucs d’arts et d’essai provoquant des orgasmes dans Telérama. Ca ne fait pas d’eux des fascistes ? Compris ?

Il ne savent pas que le service public audiovisuel propose des programmes culturels sympas à des heures normales. Forcement , ils ont vu de l’opéra en allemand à jeun sur ARTE, ça peut choquer. Voilà le probleme: l’absence de culture populaire ou de popularisation de la culture. L’Opéra ce n’est pas mal, ce n’est pas sale, ce n’est pas indigeste. Mais faut expliquer les choses, faire la pédagogie de la chose culturelle et si on aime pas, on est pas forcément un nazi quand même ?

Cette culture c’est aussi utile que le reportage animalier de l’après midi sur France 5. Ou bien, aussi utile que des reportages sur des populations diverses et variés de partout sur la planète. Oui, ça aussi c’est la culture : Savoir où on est , où on va et qui nous sommes. On est cultivé quand on sait d’abord qui on est.

L’insécurité culturelle c’est donc être exposé à un danger . Donc être exposé au danger de la sous-culture Morandini-NRJ12-NT1-W9 . Cette sous-culture qui rend con quand on n’est pas armé pour la comprendre complètement dans son aspect méprisant. C’est hélas le cas de beaucoup d’habitants de notre beau pays. C’est un problème de manque d’éducation populaire, populaire au sens du plus grand nombre et accessible au plus grand nombre.

Et ensuite qu’est ce que la culture ? le clown ? l’opéra ? le marionnettiste ? le reportage sur France5 l’après midi ? La liste est non exhaustive.

Donc faire chier le monde sur cette expression d’insécurité, c’est fabriquer des faux problèmes avec des mots et formules pour diplômés en lettres. Le vrai problème c’est d’étendre la culture au sens large, l’éducation populaire. Donc de faire bosser les professionnels de la culture, de leur donner des opportunités, de les créer.

Et si j’écris ça je suis FN ? qu’on me le démontre.

 


5 Comments

  1. Tonton Georges /

    @drk
    «Et si j’écris ça je suis FN ?» J’ai dû rater une gare en route… C’est p’t'être parce que je ne suis pas au fait des derniers vomis de la blondasse, alors j’en suis flatté.
    Pour mémoire, le dernier qui a réellement essayé de mettre un peu de culture à la téloche, c’est Mitterrand (le vrai, l’oncle) en 1981-82, faut se souvenir du tollé que ça a provoqué. Du jour où on a remis Guy Lux (en 1983), tout est rentré dans l’ordre.
    Depuis, ça ne s’est évidemment pas arrangé : http://www.acrimed.org/article1688.html
    Pour se décrasser les neurones : http://www.tempsdecerveaudisponible.com/

    • Rva /

      c’est venu de twiits où on nous dit que si proche de la “gauche populaire” ont utilise des mots du FN.

  2. Ben on est pas dans la mouise, parce que souvent :
    les intellos veulent continuer à expliquer des trucs avec des mots trop pointus qu’ils ne maîtrisent même pas…à gauche…
    A droite, ils font pareil en pire…
    Au final, on a des sous-cultivés qui font de l’intox pour en mettre plein la poire aux pauvres quidams qui ne sont pas cons, loin de là, ils n’ont ni le vocabulaire ni les possibilités, ni comme tu dis l’envie de forcément se faire suer à se prendre la tête avec des trucs intellos dont même ceux qui les écrivent ne comprennent pas l’intégralité…
    J’ai toujours en mémoire ma vieille mamie qui n’avait pas le vocabulaire de ses bobos et bourgeois d’enfants qui avaient réussi…et bien, c’était de loin la plus intelligente de la famille…
    Et à côté de mes enfants, elle qui n’avait pas le certificat d’études, elle paraîtrait cultivée…
    Oui, ya un souci: dans Internet, par exemple, à part Wikipédia qui n’est pas le top, il faut payer pour avoir de la culture.
    Les films français tombés dans le domaine public sont payants: regardez le site de l’INA…
    Donc y a urgence!
    Merci pour ce beau billet auquel j’adhère vraiment

  3. SixOO /

    Attention quand même: la culture ce n’est pas forcément ce que Paris consent à délivrer par le biais du Service Public Audiovisuel à des cerveaux vides comme la Civilisation à de pauvres africains selon J. Ferry. La culture se fabrique aussi sur place, dans les banlieues ou les campagnes, même sans moyens. La culture n’est pas forcément institutionnelle. Typiquement, le supporter ultra d’un club de foot baigne dans une culture. Après c’est sûr que pour l’accès à la Culture, celle qui est Reconnue à l’école (enfin quand j’y étais), le théatre classique, l’opéra (j’aime pas, mais c’est pas le problème, le problème c’est de connaître), les belles lettres, il faut surtout une envie de partage plutôt que des cours magistraux soporifiques, en quelque sorte accomplir une décentralisation de la culture depuis les zélites jusqu’au peuple…

  4. Bon, j’ai eu un peu du mal à te suivre dans ton cheminement, et je ne suis pas certaine d’avoir situé ton jugement quand tu parles de faschisme et que tu dis “Donc faire chier le monde sur cette expression d’insécurité, c’est fabriquer des faux problèmes avec des mots et formules pour diplômés en lettres.”

    Ce que j’ai compris de la notion d’insécurité culturelle n’est pas tout à fait du même ordre de ce dont tu parles. Dans cette expression, le mot culture me semble dépasser la question des pratiques culturelles, et se rapporter plus largement à des systèmes de valeurs, des modes de vie, structures sociales et autres caractéristiques d’une société humaine. Pour récapituler, l’insécurité culturelle se manifeste quand “les gens” se sentent remis en question, fragilisés ou même attaqués dans ce qui fonde leur identité.

    Je fais ce détour pour mieux te rejoindre sur la place de la culture dans l’identité individuelle et collective (“Oui, ça aussi c’est la culture : Savoir où on est , où on va et qui nous sommes.”), et sur la nécessité de l’éducation populaire.

    Je recommande deux articles en lien avec la question de la culture populaire :
    > Un en rapport avec l’actualité politique :
    http://noiriel.over-blog.com/article-la-culture-populaire-une-reference-absente-de-l-election-presidentielle-103708744.html
    > Un autre plus historique, qui explique comment on aurait pu éviter d’en arriver là :
    http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/LEPAGE/17113

    Tous deux parviennent à une conclusion dans laquelle tu te reconnaîtras peut-être. Voici celle de Franck Lepage :
    “Un programme réellement de gauche devrait se démarquer du concept de culture pour soutenir celui d’éducation populaire”.

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